Bio > Texte de Romain Slocombe, Mars 2008

JONATHAN ABBOU

Nabots nazis d’Abbou au bout de l’an,

L’assaut aux sots savants qu’un jaune attend

À bout de nerfs, de guerre lasse éreintant

La fille qu’on fusille à bout portant

Banlieue d’acier que ta présence honore,

Couloir d’usine où meurt Éléonore

Cent vingt journées de Sodome ou Gomorrhe,

Tombeau pour cinq cent mille soldats morts

Masse toque à l’huis du local sourd

Où corps pesants, murs gris, et les doigts gourds,

Commandos durs au bout du tunnel lourd

Débarquent à Goto l’île d’amour

Au creux des reins godemiché matraque

Au cœur d’airain ce corps d’armée foutraque

Marteau piqueur, le coup de feu qui claque

La peur au ventre devant le macaque

Nervis mafflus mastoc, au nom du pire

À bout ferré - la chair à nu transpire

Soubrette au nez barré, son sexe aspire

Voyeurs, mateurs, flambeurs, branleurs, vampires

Joug blême à la frontière du tirage

Ode au boucher sanglant confit de rage

Nonne enfiévrée à cran de tes ravages

Abîme à bout, posant devant la cage

Tyran, château, gâteux tirant au flanc

Hache, galipettes, alcools, bannière au vent,

Araignée noire, arbitre au jonc à tant

Navré le jour, mais toujours résistant

Apocalypse, désordre obscur délivre

Brinqueballant, les bras ballants de vivre

Ossements blancs, sang rouge enfin à suivre,

Utopie régnant sur ton cargo ivre.

Romain Slocombe, mars 2008


portrait Jonathan Abbou - réalisé par Emmanuel Flipo

Jonathan Abbou 2006©
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